Tout ce qu’il faut savoir sur les biosimilaires | IMIS

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Focus sur les médicaments biosimilaires

Depuis le lancement du premier médicament biosimilaire en 2006, 21 spécialités ont été autorisées par l’Union Européenne, dont 16 commercialisées en France actuellement. Les médicaments biosimilaires constituent un marché à évolution rapide, d’autant que le recours à ces médicaments est encouragé en France, en raison notamment des économies qu’ils permettent de réaliser. Eclairage.

Qu’est-ce qu’un médicament biosimilaire ?

Les médicaments biosimilaires sont semblables aux médicaments biologiques en termes de qualité, d’efficacité et de sécurité. Ils sont aussi soumis à des essais cliniques au cours desquels leur rapport efficacité/tolérance est minutieusement étudié. Le concept de médicament biosimilaire a été introduit dans la législation pharmaceutique en 2004, et le premier médicament du genre mis au point sur le marché européen fut une hormone de croissance utilisée en cas de nanisme ou de trop petite taille congénitale.

Les médicaments biosimilaires pour favoriser l’accès aux soins

Les médicaments biosimilaires possèdent une efficacité et une sécurité équivalentes à celles des médicaments biologiques de référence, mais à un coût jusqu’à 30% inférieur. En septembre 2017, la Cour des comptes a révélé que le système de santé peut économiser près de 680 millions d’euros sur une dépense actuelle estimée à 1,5 milliard d’euros par an ! La Caisse nationale constate pour sa part que le recours aux biosimilaires représente « un enjeu majeur d’économies pour l’assurance maladie au regard des économies potentielles qu’ils peuvent apporter sur le marché des médicaments remboursables ». Les économies réalisées doivent entre autres permettre de financer les dernières innovations thérapeutiques et de déployer les ressources humaines et matérielles nécessaires à l’accompagnement des patients.

La commercialisation des médicaments biosimilaires autorisée en France

Le développement et la commercialisation des biosimilaires nécessitent des compétences scientifiques de haut niveau. Ces médicaments sont actuellement disponibles en France sur diverses classes thérapeutiques, telles que les érythropoïétines (EPO), les facteurs de croissance GCSG, les anti-cancéreux… Si la Haute Autorité de Santé (HAS) a autorisé le passage du biomédicament d’origine à un médicament biosimilaire tout au long du parcours du patient, elle précise néanmoins qu’il n’est pas souhaitable « pour des raisons de sécurité et de traçabilité, de modifier la prescription initiale, en remplaçant une spécialité par une autre, sans garantie ».

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