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Coronavirus 2019 : comment l’industrie de la santé s’organise pour développer vaccins et traitements contre le 2019-nCoV ?

L’apparition d’un nouveau type de coronavirus 2019-nCoV, jusqu’à présent inconnu et décelé en Chine fin décembre 2019, challenge les laboratoires et industries de santé afin de trouver des solutions rapides et efficaces de dépistage, traitement et guérison du virus qui a déjà fait des centaines de morts.

Les professionnels de santé, de recherche et de virologie sur le pied de guerre

Depuis que la Chine a donné l’alerte concernant les premiers cas de pneumonies mortelles sur son territoire, prenant leurs sources dans la ville de Wuhan, le coronavirus 2019-nCoV a fait couler de l’encre, suscité une vigilance internationale et mis à l’épreuve des dizaines de laboratoires et professionnels de santé dans le monde.

Face à l’ampleur de la crise, les gouvernements et organisations internationales exhortent la recherche à faire avancer ses travaux : qu’il s’agisse du dépistage de la maladie, de sa guérison ou de prévention.

Des avancées stratégiques : la mise en culture du virus

La France, avec l’Institut Pasteur, a été le troisième pays à mettre en culture le virus. Pourquoi est-ce une étape essentielle ? La culture d’un virus consiste à le faire se reproduire in vitro et à petite échelle. Il s’agit d’ajouter le virus à des cellules vivantes, dans un milieu adapté à son développement (température, niveau d’humidité et nutrition adaptés), le maintenant ainsi en vie et lui permettant de se reproduire. Cette étape, cruciale, permet alors aux laboratoires de réaliser différentes expérimentations. Qu’est-ce qui affaiblit le virus ? Comment se comporte-il ? Les professionnels de santé pourront tester sur lui l’efficacité de molécules antivirales déjà connues permettant ainsi de s’approcher d’un traitement ou d’un vaccin.

Aller plus vite que l’épidémie : développer un vaccin ou un traitement

Passée cette première étape, le développement de solutions peut prendre du temps, beaucoup de temps. Dans le cas du virus SRAS de 2003, le vaccin avait été mis au point 20 mois après le début de l’épidémie. Il n’a jamais été utilisé : le virus a été éradiqué avant la mise au point du vaccin.

Générer un vaccin

Il s’agit de trouver un germe, qui provient du virus, et puisse stimuler la création d’anticorps par le système immunitaire humain. Une fois ce germe déterminé, il faut en réaliser la culture, la récolte, et le mettre en vaccin. Un enchainement d’étapes à la fois long, couteux, et nécessitant de nombreuses phases de test afin de s’assurer non seulement de l’efficience mais également de la sureté du vaccin.

Trouver le bon traitement

En dehors des vaccins dont l’effet est dans la plupart des cas préventif, les scientifiques se penchent également sur l’élaboration de solutions médicamenteuses. Différents traitements antiviraux, notamment utilisés lors de l’épidémie de MERS (coronavirus : syndrome respiratoire du Moyen-Orient), sont actuellement en phase de test sur certains patients affectés par le coronavirus à Wuhan. Il s’agit donc de prouver l’efficacité thérapeutique de médicaments déjà existants sur le marché, contre le coronavirus 2019-nCoV, limitant ainsi les coûts temporels et économiques du développement de nouvelles solutions.

La communauté scientifique internationale confiante

Concernant le 2019-nCoV, la communauté scientifique semble plus confiante qu’à l’accoutumée quant à l’aboutissement d’un vaccin ou d’un traitement. En effet, la collaboration internationale n’a jamais été aussi efficace et permet aux chercheurs de communiquer rapidement les résultats de leurs découvertes. Les scientifiques chinois ont ainsi été les premiers à partager publiquement le génome du virus au monde entier. Egalement, le 2019-nCoV semble être génétiquement proche du SRAS (également un virus de la famille des coronavirus) qui a été largement étudié. L’état des connaissances et des travaux à son sujet sont des facteurs qui pourraient accélérer le processus de création d’un traitement ou d’un vaccin contre le 2019-nCoV.

Un risque : la mutation

Il y a quelques semaines une équipe de chercheurs des Etats-Unis a affirmé que le virus 2019-nCoV n’avait pas muté et que celui sévissant actuellement restait le même que celui prélevé sur les premières victimes. Une bonne nouvelle pour la communauté scientifique qui s’inquiète de la grande capacité à muter des agents pathogènes de type coronavirus. La recherche d’un vaccin en serait alors ralentie.

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